Les mémoires de Sherlock Holmes – Arthur Conan Doyle 1/2

Poster un commentaire

5 avril 2015 par sweetmadonna

Premier donc des deux articles qui seront consacrés au second recueil de nouvelles autour du célèbre détective, Les mémoires de Sherlock Holmes. Nous parlerons ici de 5 d’entre elles (sur 12), à savoir les 4 présentes dans la fin de ce premier volume de l’édition Omnibus (Flamme d’argent, Le visage jaune, L’employé de l’agent de change et Le Gloria Scott) ainsi que La boîte en carton, nouvelle initialement publiée dans ce recueil mais régulièrement déplacée ou omise, et présente dans cette édition en fin de 3ème volume.

 

 

Flamme d’argent

 

Chronologiquement située entre Le signe des Quatre et Le mystère de la vallée de Boscombe, Flamme d’argent est le nom d’un cheval qui a disparu et dont l’entraîneur a été retrouvé mort. Appelé à la rescousse pour démêler cette affaire, Sherlock Holmes va parvenir à faire éclater la vérité, qui dédouanera le suspect idéal. Une enquête rondement mené, et avec toujours ce fameux esprit de déduction qui a fait la légende du détective.

 

La boîte en carton

 

Régulièrement supprimée ou déplacée, La boîte en carton est une nouvelle que Arthur Conan Doyle aurait trouvé trop sombre pour paraître dans ce recueil. Il s’agit, en tout cas, de l’explication fournie en fin du 3ème volume de l’édition Omnibus dont nous parlons ici. Située entre Le pouce de l’ingénieur et L’escarboucle bleue, La boîte en carton aborde un sujet en effet un peu plus sombre, puisque tout commence avec des oreilles humaines découvertes dans un paquet par une femme apparemment sans histoires. Holmes débrouillera une nouvelle fois cette affaire brillamment. Il aurait été dommage de passer à côté de ce récit, fort bien tourné et à la conclusion très satisfaisante.

 

 

Le visage jaune

 

Se situant entre Une étude en rouge et Le diadème de béryls, Le visage jaune fait partie des enquêtes que Sherlock Holmes ne réussira pas à résoudre, ou tout du moins une de celles pour lesquelles il ne réussira pas à dénouer la vérité grâce à ses déductions. Selon Watson, ces enquêtes seraient au nombre d’une demie-douzaine (6 donc). Ne reste plus qu’à attendre les autres ! Ici, ce sont les motivations d’une femme et l’identité de l’inconnu qu’elle cherche à protéger que Holmes ne parviendra pas à parfaitement découvrir. La conclusion de la nouvelle montre d’ailleurs qu’il prend cet échec très au sérieux, puisqu’il s’agit pour lui d’un avertissement : ne pas faire preuve d’un excès de confiance. Si l’histoire en elle-même est finalement anecdotique, son importance dans la cosmogonie du détective paraît grande.

 

L’employé de l’agent de change

 

L’employé de l’agent de change fait partie de ces nouvelles où l’on devine assez rapidement une partie de l’intrigue, mais qui réussit malgré tout à nous surprendre lorsque l’on connaît le fin mot de l’histoire. Située entre Flamme d’argent et Le mystère de la vallée de Boscombe, l’histoire met en scène un employé récemment embauché par une boîte prestigieuse mais qui reçoit une offre très alléchante dans le même moment. Malgré de gros doutes sur l’entreprise lui proposant cette offre, il l’accepte mais finit par se poser des questions, suffisamment pour contacter Holmes. Au final, difficile de dire que Holmes a résolu cette enquête mais sa conclusion en fait une nouvelle très intéressante et agréable.

 

Le Gloria Scott

 

Le Gloria Scott est une nouvelle à part puisqu’il ne s’agit pas d’une enquête menée après la rencontre entre Watson et Holmes, mais de la première « affaire » sur laquelle Holmes enquêta lorsqu’il était à l’université. Celle-ci est donc chronologiquement antérieur à La bande tachetée qui est jusqu’à présent l’enquête la plus ancienne que nous ayons lu (et qui se déroule après la rencontre entre Watson et Holmes narrée dans Une étude en rouge – vous suivez toujours ?). En montrant au père du seul ami que Holmes s’était fait à l’université ses aptitudes de déduction, Holmes ne se doute pas du choc qu’il va créer. L’arrivée d’un étranger va alors chambouler la vie de cet homme, et Holmes tentera d’en apprendre plus. Intéressante par son placement dans la chronologie holmésienne, Le Gloria Scott est une nouvelle très sympathique même si on ne peut pas vraiment considérer qu’Holmes ait résolu une affaire dans son cadre.

 

 

C’est donc ici que se termine le premier volume de l’édition Omnibus de Sherlock Holmes, qui nous aura permis de découvrir 2 romans et 16 nouvelles (+ La boîte en carton en fin du volume 3). Le second volume proposera la suite et fin du recueil Les mémoires de Sherlock Holmes, ainsi que le roman Le chien des Baskerville et le début d’un autre recueil de nouvelles, Le retour de Sherlock Holmes.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :