Le sang du suaire – Sam Christer

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26 janvier 2015 par sweetmadonna

Quittons un peu Jules Verne, David Gibbins, Stephen King et Sherlock Holmes pour (presque) tout autre chose. Le sang du suaire, second roman de Sam Christer, est arrivé entre mes mains par la magie de France Loisirs et de son achat trimestriel obligatoire. Une intrigue de meurtre en série sur fond de secret caché de l’Eglise et voilà une nouvelle oeuvre que l’on rapprochera forcément des productions de Dan Brown.

 

 

A Los Angeles, Nic Karakandez et Mitzi Fallon enquêtent sur des meurtres en série perpétrés par celui qui s’est vu attribuer le surnom de « Caméléon ». La dernière victime en date, Tamara Jacobs, est retrouvé mutilée et enroulée dans un drap. Scénariste pour Hollywood, elle travaillait pour un film parlant du Suaire de Turin, la célèbre relique chrétienne où l’image du Christ est censée être représentée. Et pendant que Mitzi Fallon tentera de retrouver la trace du tueur, Nic partira faire un petit tour en Italie afin de voir ce que Tamara Jacobs avait trouvé : la vérité sur l’identité de la silhouette du Suaire. De quoi mettre en danger tout l’église catholique…

 

Le « (presque) » de mon paragraphe d’introduction est justifié par le fait que les révélations contenues dans le scénario de ce roman pourraient avoir les mêmes répercussions que celles du roman Le dernier évangile de David Gibbins sur l’Eglise catholique, remettant en cause certains fondements historiques. Là où Gibbins mettait en avant un évangile de Jésus, Sam Christer trouve une identité bien loin de celle du Christ pour la silhouette apparaissant sur le suaire. Et même s’il est difficile de juger de la probabilité de la théorie développée, il faut reconnaître qu’elle est séduisante dans son fond. Et comme, en plus, l’ensemble est fortement documenté, l’immersion est plutôt réussie et on apprécie ce jeu de piste, qui s’avérera très dangereux.

 

A côté de cette quête sur l’authenticité du suaire, qui mènera Nic de Los Angeles à Turin, en passant par Nice et Genève, celle sur le tueur en série poursuit son petit bonhomme de chemin mais se révèle moins passionnante, moins intéressante, trop « étrange » et, finalement, légèrement hors sujet tant le plus intéressant ne concerne que l’enquête menée par Nic. Pour tenter de créer un lien fort avec ses personnages, Sam Christer va nous exposer le passé de Mitzi et Nic, avec une conclusion prévisible. Les blessures de Mitzi et celles de Nic donnent ce côté « écorché » à nos héros, sans que cela ne rajoute forcément une valeur supplémentaire au récit, laissant même une forte impression de déjà-vu.

 

S’il est très intéressant dans son thème de fond et sa théorie sur le suaire, ce second roman de Sam Christer (même s’il semble écrire sous plusieurs pseudonymes) l’est finalement moins sur l’ensemble du récit. L’intrigue se laisse lire, les événements s’enchaînent de manière plutôt fluide mais il manque ce petit quelque chose pour réellement nous emporter. Mais cela ne m’empêchera pas de laisser de nouveau sa chance à l’auteur, d’autant que ses deux autres romans semblent aborder des thèmes qui me parlent : Stonehenge et la légende du roi Arthur. A suivre donc…

 

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