Les dieux d’Atlantis – David Gibbins

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22 janvier 2015 par sweetmadonna

C’est donc avec son sixième roman des aventures de Jack Howard que David Gibbins revient à son premier amour : Atlantis, sujet de sa première aventure. L’occasion de refermer un chapitre des aventures du célèbre archéologue, l’impression de fin de cycle étant renforcée par plusieurs choix de l’auteur.

 

 

Les dieux d’Atlantis débute donc lorsque Jack et Costas, après leurs aventures liées au Masque de Troie, tentent une plongée pour explorer les vestiges de la cité d’Atlantide, menacée par une éruption volcanique. Les quelques indices trouvés couplés aux révélations contenues dans les autres artefacts découvert auparavant vont mettre nos héros sur la piste du début des religions, lorsque les dieux ont commencé à prendre forme humaine. Mélangeant des récits bibliques, certains événements de la seconde guerre mondiale et les théories – imaginaires bien évidemment – de David Gibbins, Les dieux d’Atlantis est un roman très didactique sur certains pans de l’histoire de l’archéologie (le paléolithique notamment, ainsi que les expériences de niveaux de conscience liées aux anciens shamans par exemple) qui permet de refermer un (long) chapitre des aventures de Jack et de ses camarades.

 

 

Pour Les dieux d’Atlantis plus que pour toute autre roman de David Gibbins, la lecture des précédentes oeuvres est indispensable. En effet, outre le fait que celui-ci est la « suite » d’Atlantis (même si, au final, ce n’est pas du tout la suite de ce titre mais plutôt du précédent, Le masque de Troie), la lecture des « épisodes » précédents de notre Indiana Jones des mers est fortement conseillée puisque tous les liens entre personnages sont nés auparavant, que les « méchants » précédemment rencontrés se retrouvent ici tous ensemble, et que les diverses découvertes effectuées progressivement semblent toutes finir ici, pour une conclusion d’un grand arc plutôt convaincante.

 

Avant d’en dire un peu plus, commençons par les côtés décevants du titre. En premier lieu, certains dialogues paraissent sortis d’un bon gros nanar sans prétention, offrant un côté « parodie » gênant. Cela s’améliore par la suite avant de revenir sur la fin, notamment via le personnage de Rebecca. Un brin déstabilisant malgré tout. On pourra ensuite reprocher à David Gibbins de vouloir constamment mettre au centre du monde son héros. Ainsi, chaque événement lié de près ou de loin à la quête de Jack sera, d’une manière ou d’une autre, lié à l’histoire de sa famille. Que son père ait piloté l’avion laissé par un pilote s’étant par la suite écrasé lors d’un combat contre un sous-marin allemand allant vers la « nouvelle Atlantis », c’est un peu gros. Même si cela participe un peu à la « légende » de Jack le chanceux.

 

Mais lorsque l’on adhère au style et que l’on passe outre ces quelques points gris, Les dieux d’Atlantis offre malgré tout quelques excellents moments, alternant un voyage biblique prenant forme réelle, les événements de la fin de la seconde guerre mondiale et les manigances de Himmler, ainsi que le présent, où Jack doit faire face à ses vieux ennemis, afin de réussir, enfin, à s’en débarrasser définitivement. Si le côté « y a toujours des méchants qui nous embêtent » est un peu facile, il faut reconnaître que cela ajoute la petite dose qu’il faut de stress, surtout lorsque les « combats » ont lieu sous l’eau, dans des conditions difficiles. C’est aussi ce point qui donne l’impression d’une fin de cycle. Outre, bien entendu, le fait que l’on retrouve le sujet du premier roman, Les dieux d’Atlantis permet aussi de clore définitivement certaines sous intrigues liées aux adversaires de Jack rencontrés précédemment. On referme donc une longue boucle avant de partir faire un tour du côté de l’Egypte, plutôt délaissée depuis le début des aventures de nos héros et qui devrait nous offrir quelques belles aventures.

 

Comme toujours, David Gibbins prend le temps de relier les connaissances scientifiques actuelles avec son histoire, revenant longuement sur les état modifiés de conscience, sur la naissance des religions, sur le rôle d’Himmler ou de l’Ahnenerbe en fin de volume. Des éclaircissements toujours aussi bienvenus, qui permettent de mettre en perspective les excellentes idées développées dans le roman par l’auteur. A noter qu’il est également possible de lire le début de son roman suivant si cela vous tente…

 

C’est donc avec ce sixième roman que se clôt un « chapitre » des aventures de Jack Howard, Costas, Hiebermeyer, Rebecca, Jérémy et les autres. Pharaon devrait débuter un nouveau cycle, avec sans doute l’apparition de nouveaux ennemis. Mais avec la promesse d’aventures archéologiques sous-marines toujours passionnantes.

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