Le masque de Troie – David Gibbins

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2 octobre 2014 par sweetmadonna

Après nous avoir emmené sur les traces du premier empereur chinois dans Tigres de guerre, David Gibbins revient vers des légendes plus connues sous nos contrées en s’attaquant cette fois-ci à la guerre de Troie narrée par Homère. Le masque de Troie va nous proposer, pendant environ 500 pages, un voyage à travers l’Europe et le temps, comme l’auteur nous y a désormais habitué.

 

 

C’est donc ainsi que nous allons effectuer des allers-retours dans le temps, passant de la fin du 19ème siècle sur le pas du célèbre Heinrich Schliemann, le père de l’archéologie moderne et découvreur de la cité antique de Troie, à la fin de la seconde guerre mondiale, avec le fameux projet Néron d’Hitler, lié au premier grand conflit de l’humanité, qui a mis fin à l’ère des dieux pour celle des hommes. Des littoraux turcs à une mine de sel polonaise, en passant par Londres, l’Egypte et la forêt allemande, David Gibbins nous emmène sur la piste des trésors énoncés par Homère dans l’Iliade : le Palladion, le masque d’Agamemnon, le bouclier d’Achille, les trésors de Priam… Comme toujours, le contenu archéologique du roman est dense, avec son lot de révélations et d’informations captivantes, mélangeant la réalité aux mythes et inventions de l’auteur.

 

La recette a désormais fait ses preuves et n’a pas de réelle raison d’être changée. Jack, Costas et leurs camarades (on retrouve dans ce roman Jérémy, Maurice, Rebecca…) vont donc suivre plusieurs pistes en parallèle, les menant toutes au même but final. Les théories développées par Gibbins (et qui, pour la plupart, trouvent leur source dans des théories déjà existantes) dans Le masque de Troie permettent d’aborder certains événements connus de manière différente : la raison pour laquelle Agamemnon va attaquer Troie, la vraie « identité » d’Hélène, les origines du « cheval de Troie »… Des idées très intéressantes, qui pourraient sans problèmes être plus que de simples suppositions, permettant encore et toujours une immersion totale dans le récit développé. Le tout contient toujours bien entendu des passages de plongée sous-marine, la spécialité de l’auteur, avec quelques petits focus techniques. Rien de trop lourd comme à ses débuts et des précisions qui ont, parfois, une importance capitale dans les événements narrés.

 

Site archéologique de Troie (image issue du site http://www.madeleine-et-pascal.fr/ )

 

On pourra néanmoins noter deux points « gris » (oui, noir serait trop négatif alors que cela n’a pas lieu de l’être) : le résumé au dos du tome donne une grosse indication sur la tournure des événements. L’impression de s’être fait souffler une partie de l’intrigue se fait alors très forte. Petite bourde de l’éditeur. On pourrait ensuite reprocher au titre sa fixette sur les méchants présents dans les romans de l’auteur. Trois grandes catégories se distinguent : les nazis, les soviétiques, les musulmans. Ici, Gibbins nous fait un combo royal. En effet, Le masque de Troie possèdent un grand méchant nazi, avec l’épée de Damoclès datant de la fin de la troisième guerre mondiale, nazi aidé par des hommes de mains russes, le cerveau de l’opération étant… un franco-algérien musulman. La totale quoi. Malgré tout, on se dit que tout ceci se tient et rien n’est vraiment sorti de nulle part. Enfin, on peut toujours s’en convaincre.

 

Les romans de David Gibbins semblent posséder de plus en plus de messages sous jacent. Après les quelques phrases lâchées dans Tigres de guerre sur la manière dont la crise en Afghanistan a été traitée, c’est un véritable plébiscite pour un monde sans guerre que propose l’auteur dans Le masque de Troie. En abordant l’Histoire du premier grand conflit, Gibbins met le monde devant ses responsabilités. Le tout est traité de manière très sobre, sans excès, et passe très bien même si cela peut paraître utopique vu les menaces actuelles.

 

Roman d’aventures en premier lieu, Le masque de Troie possèdent des moments plus calmes, comme ce final avec la jeune fille à la lyre, et des moments forts, comme ces souvenirs des camps de concentration et de l’atrocité de cette guerre. L’archéologie y tient toujours la place prépondérante bien entendu, avec un contenu captivant toujours mis en valeur par les commentaires de fin qui permettent de mieux appréhender les idées soumises. Un très bon tome des « Aventures de Jack Howard », qui précède « Les dieux de l’Atlantis« , suite du premier roman de l’auteur.

 

Petit point à noter tout de même : il apparaît de plus en plus difficile d’aborder un roman de cette « saga » sans avoir lu les précédents tant les personnages et les événements narrés sont liés entre eux. Pour apprécier à sa juste valeur Le masque de Troie, il faut avoir lu les aventures de Jack en intégralité. Pour vous aider, un petit lien vers les autres romans de l’auteur :

– Atlantis

– Le chandelier d’or

– Le dernier Évangile

– Tigres de guerre

 

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