Tigres de guerre – David Gibbins

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28 mai 2014 par sweetmadonna

Mettons un peu de côté Jules Verne pour revenir vers David Gibbins, notre écrivain spécialiste d’archéologie sous-marine. On avait laissé Jack Howard, l’archéologue globe-trotter, et son compagnon d’aventures Costas Kazantzakis, l’ingénieur en technologie sous-marine, sur les bords de la mer Rouge, après avoir retrouvé l’évangile de Jésus… Deux points restaient en suspend : la découverte de Maurice Hiebermeyer, qu’il souhaite montrer à Jack depuis longtemps, et la fille cachée de Jack, dont il vient d’apprendre l’existence. Si je vous parle de ces deux points, c’est évidemment parce qu’ils seront au menu de ce 4ème roman, Tigres de guerres, où l’histoire de la Chine ancienne se mêlera à celle de la Rome antique et des indes britanniques…

 

 

Trois périodes distinctes vont se croiser, se recroiser et se recouper : le premier siècle avant Jésus Christ, la fin du 19ème siècle et le présent. Des côtes de l’Egypte à la Chine, en passant par l’Inde ou encore l’Afghanistan, David Gibbins nous emmène cette fois-ci sur les traces d’un mystérieux joyau qui aurait le pouvoir de rendre immortel et aurait appartenu au premier empereur de Chine, dont la tombe n’a encore jamais été explorée. Entre société secrète chargée de veiller sur le joyau, légion romaine légendaire qui aurait fui vers l’est plusieurs décennies après une défaite historique et soldats de l’inde britannique chargés de contenir une rébellion dans la jungle et découvrant un temple pas comme les autres, David Gibbins nous emmène le long de la route de la soie, aussi bien terrestre que maritime.

 

Si David Gibbins nous permet de retrouver nos personnages fétiches, Jack Howard, Costas et Hiebermeyer en tête, on est ravis de faire la connaissance de Rebecca, la fille de Jack, de John Howard, l’arrière-arrière-grand-père de Jack ou encore de Lucinius, citoyen-soldat romain, et on se réjouit de retrouver Katya, que l’on avait laissé après Atlantis et la mort de son père. On est donc en terrain connu et Gibbins nous emmène en même temps dans des contrées totalement nouvelles : l’Inde de l’époque des colonies britanniques, via son aïeul John, les territoires d’Asie centrale, tels l’Afghanistan ou le Kirghizistan, et la Chine, avec son histoire de son premier empereur, mêlant également un peu Gengis Khan dans tout ça.

 

L’une des caractéristiques des récits de David Gibbins est qu’ils sont constitués comme un grand puzzle, que l’on s’amuse à construire petit à petit dans sa tête. On fait des suppositions, on connait certaines réponses qu’ignorent les personnages, on s’invente des conclusions… Tout ceci fonctionne plutôt bien une nouvelle fois. Comme dans les précédents romans de l’auteur, une organisation se dressera sur la route de nos héros. Mais au final, la menace est bien plus légère que précédemment, et c’est tant mieux.

 

L’autre caractéristiques des histoires de Gibbins réside dans ces fameuses explorations sous-marines. Et dans Tigres de guerre, on est bien loin des longs passages que l’on a pu trouver dans Le chandelier d’or par exemple. En effet, seuls deux passages nous sont proposés ici, aux deux extrémités du récit, la second permettant de faire quelques révélations surprenantes et qui provoquent ce petit frisson à la lecture si agréable.

 

Nous proposant une immersion dans des cultures finalement peu abordées dans les récits/films/manga traitant d’archéologie (Chine ancienne, peuples aborigènes de la jungle indienne), Tigres de guerre dépayse et permet aussi à son auteur de distiller quelques avis sur la colonisation britannique et le rôle de la Grande-Bretagne à cette époque ou sur l’Afghanistan et la lutte contre les talibans. Formel avant d’être polémique, pertinent sans être moralisateur, David Gibbins abordent ces thèmes comme le scientifique qu’il est : en proposant les faits, et rien que les faits.

 

Comme toujours, la fin du volume permet d’en savoir plus sur ce qui est réel et ce qui l’est moins dans les aventures de Jack et Costas. Toujours intéressant, pertinent et finalement indispensables pour démêler les vérités historiques des suppositions ou arrangements. Des bonus très complets une fois encore. A noter qu’est proposé à la fin du volume le premier chapitre du roman suivant de l’auteur, Le masque de Troie. Avec un titre pareil, je vais avoir du mal à me retenir… Mais il faudra bien car d’autres livres attendent sur ma PAL !

 

Pour retrouver les autres articles disponibles sur le blog concernant les oeuvres de David Gibbins, il suffit de cliquer sur les titres ci-dessous :

Atlantis

Le chandelier d’or

Le dernier Evangile

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