Autour de la Lune – Jules Verne

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25 janvier 2014 par sweetmadonna

Nous sommes en 1870 et, 5 ans après son roman De la Terre à la Lune, Jules Verne nous propose la suite des aventures de Michel Ardan, Barbicane et Nicholl dans leur voyage vers l’astre des nuits. Nous avions quitté nos héros sans savoir s’ils avaient survécu au « décollage » de la Columbiad et si leur « bolide » était bien arrivé à destination, les observations de J. T. Matson laissant planer le doute sur ce dernier point.

 

Ce roman commence donc par un petit rappel de ce qui s’est déroulé dans le précédent. On peut donc lire Autour de la Lune sans avoir lu De la Terre à la Lune, même si c’est évidemment bien plus agréable d’avoir l’intégralité du background pour comprendre les relations entre les personnages. Autour de la Lune est également, comme toujours avec Jules Verne, l’occasion de faire le point sur les connaissances scientifiques de l’époque : des questions sont régulièrement posées par les protagonistes au cours de la lecture et les réponses apportées, si elles ne sont pas, comme on le  sait aujourd’hui, toutes scientifiquement exactes (l’état d’apesanteur au point d’égale attraction par exemple, pour ne citer que lui), ont le mérite de rythmer le récit, notamment grâce aux échanges de nos deux scientifiques, Barbicane et Nicholl, et notre original français, Michel Ardan.

 

Si notre trio découvre l’espace, la Lune et l’univers à travers les hublots de leur bolide, il n’en demeure pas moins que leur voyage ressemble beaucoup à un huit clos que l’ennui aura du mal à animer. Jules Verne provoque donc des événements inattendus ou plus prévisibles (à aucun moment l’idée ne vient au lecteur d’une fin tragique des personnages) tout en omettant, sans doute volontairement, leur caractère fortement improbable. Ainsi, pour faire état d’une hypothèse concernant un corps étranger satellite de la Terre à la vitesse prodigieuse, Verne nous met une place une rencontre fortuite entre nos camarades et celui-ci. Drôle de coïncidence qui ne sera pas sans conséquences. Idem concernant l’autre corps céleste rencontré lors du passage sur la face opposée de la Lune… La vraisemblance ne semble pas être le but de Verne ici, comme cela lui est déjà arrivé par le passé (la fin du roman Les enfants du capitaine Grant par exemple).

 

Ces quelques points n’empêchent cependant pas de prendre plaisir à la lecture, d’apprécier le happy end proposé et, souvent,  de sourire devant certaines idées paraissant d’un autre temps et pourtant parfois encore énoncées aujourd’hui par certains adeptes du complot. La suite de la bibliographie de Jules Verne m’emmène vers des titres plus courts et plus confidentiels : Une ville flottante, Les forceurs de blocus et Une fantaisie du docteur Ox. Une autre facette de son oeuvre qu’il me tarde de découvrir…

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