Carrie – Stephen King

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18 janvier 2014 par sweetmadonna

Il m’aura fallu 2 mois pour finir cet article… Trop occupé et n’arrivant pas à trouver le temps nécessaire, j’ai néanmoins pu lire d’autres livres et si tout se passe bien, un nouvel article sur un roman de Jules Verne et un autre sur un roman de David Gibbins devraient venir « prochainement ». Quant au blog manga, ce sera sans doute pour bien plus tard…

 

Lecteur de Stephen King depuis le début du collège (avec la lecture de Ça, il y a maintenant pas loin de 20 ans…), je ne pouvais bien évidemment pas ne pas parler de l’auteur sur ce blog. Et j’ai donc décidé de faire comme pour Jules Verne et David Gibbins, c’est à dire de lire (ou relire) toute la bibliographie de l’auteur, projet très ambitieux vu la quantité de romans et nouvelles écrites par Stephen King, sous son nom ou celui de Richard Bachman. On débute donc par son premier roman publié en 1976, Carrie, oeuvre qui bénéficie d’une grande renommée et dont l’adaptation cinématographique de Brian de Palma est restée dans les mémoires (et dont un remake est depuis quelques semaines sur nos écrans – remake dont la principale conséquence aura été l’impossibilité de se procurer un exemplaire de Carrie « neuf » chez son libraire…).

 

 

Habituellement, lorsque l’on résume un livre, on évite de donner des détails sur son déroulement et sur sa fin. Cela est inutile avec Carrie, puisque l’on connait la plupart des éléments importants de l’intrigue dès les premières pages, conséquence du choix narratif de Stephen King. Et le pitch du roman est somme toute assez simple : Carrie, lycéenne souffre douleur de ses camarades, élevée par une mère attachée à la religion à l’excès, possède un don de télékinésie (TK) qui se manifeste dans les moments de fort trouble psychologique. Un enchaînement d’événements va alors aboutir à un drame effroyable provoquée par la jeune fille, rayant pratiquement de la carte la petite ville de Chamberlain, dans le Maine…

 

Avec ce premier roman, Stephen King pose déjà les bases d’un style reconnaissable par la suite, faits de ces petits intermèdes présent/passé, de ces coupures de presses, de ces extraits d’ouvrages fictifs donnant de l’épaisseur au récit et plongeant le lecteur dans le récit en multipliant les points de vue. Si l’on peut être légèrement déconcerté au départ (ces changements d’interlocuteurs n’étant pas particulièrement marqués – dans mon édition en tout cas), on prend rapidement le rythme et les enchaînements deviennent alors tous naturels.

 

Organisé en deux grandes parties (avant le bal, puis le bal et après), le récit de Carrie nous propose de suivre pas à pas les différentes étapes aboutissant à la grande catastrophe, de la naissance de Carrie à sa mort, en passant par les premières manifestations de son pouvoir, LA brimade qui change tout et le bal de fin d’année, point de départ d’un feu d’artifice meurtrier. Alternant les témoignages des survivants et les extraits d’enquêtes pour comprendre ce qui s’est passé avec la trame principale, King réussit à nous immerger dans un récit où l’on sent monter tout doucement la colère de notre héroïne avec l’explosion finale.

 

On referme ces 250 pages avec déjà la sensation d’avoir un auteur ayant un grand avenir et un style bien à lui. On notera que Stephen King parlait déjà dans son livre d’une adaptation en film de l’histoire de Carrie, clin d’oeil sympa quand on connait la suite. Un bémol tout de même concernant la traduction de cette édition : entre les fautes de français difficilement pardonnables (comme l’utilisation de « voie » au lieu de « voix », des accords sujet/verbe ou genre/nombre oubliés) et des choix peu judicieux (comme considérer que Carrie est au « collège »), la lecture est parfois gâchée et on espère que la nouvelle édition sortie avec le nouveau film gomme ces défauts.

 

Une fois de plus, nous voilà avec un premier roman annonciateur d’un avenir radieux pour son auteur. Le style King est né et il ne reste désormais plus qu’à transformer l’essai. Ce que nous verrons avec son roman suivant, Salem, au sujet à la mode ces dernières années, les vampires…

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Une réflexion sur “Carrie – Stephen King

  1. miawka dit :

    Je confirme que la nouvelle édition n’a subie aucune retraduction et qu’elle possède tous ses défauts si agréables à découvrir pendant sa lecture. 😉

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