Le chandelier d’or – David Gibbins

2

20 octobre 2013 par sweetmadonna

Après Atlantis, son premier roman, on poursuit donc la bibliographie de David Gibbins avec Le chandelier d’or, qui va nous amener à traverser le monde à la poursuite d’un artefact emblématique de la religion juive, la menora. De l’empire romain aux sociétés secrètes du Vatican, en passant par les vikings et les nazis, c’est un large spectre que nous propose l’auteur-archéologue dans de plus de 400 pages, toujours aussi documenté et s’appuyant sur des faits réels.

Comme pour Atlantis, David Gibbins va tout d’abord nous emmener à divers endroits du globe pour nous faire suivre des découvertes que nous pourrons plus tard relier entre elles. Ce principe narratif semble donc être le point de départ privilégié de l’auteur et on peut le comprendre car il permet de mener plusieurs intrigues de front tout en laissant le soin au lecteur de tenter d’effectuer les « branchements » nécessaires avant de les lui révéler. On se retrouve donc 6 mois après les événements d’Atlantis, où Katya est retournée combattre la mafia en Russie et Jack est de retour aux affaires sur la Corne d’or en compagnie de son fidèle ami, Costas. C’est ici que va débuter notre histoire, avec la découverte d’un maillon de la chaîne qui faisait barrage au Bosphore et qui aurait été brisée par un navire Viking au XIème siècle. Parallèlement, dans la cathédrale de Hereford, en Angleterre, le docteur Maria de Montijo fait une découverte importante en compagnie de son adjoint, Jérémy : une pièce secrète contenant des documents anciens vient d’être mis à jour et elle contient, entre autres, un exemplaire de la célèbre Mappa Mundi. Et ce qu’ils y découvrent inscrit va les mener sur la piste de l’un des trésors perdus de l’humanité et de l’un des peuples les plus mystérieux : la menora et les vikings.

Voilà pour le point de départ. Bien évidemment, si beaucoup d’éléments utilisés par David Gibbins sont véridiques (comme les précisions de fin de volume viennent le rappeler avec à propos), d’autres ont été inventés pour les besoins de l’histoire. Mais cela se fait avec une telle crédibilité, un tel réalisme, que dénouer le vrai du faux n’est pas donné au commun des mortel et montre la grand maîtrise de son auteur et une connaissance parfaite du sujet. Car comme il aime à le rappeler, la plupart des événements décrits dans ses romans ont été soit réellement vécus par David Gibbins soit inspirés de moments ayant réellement existé. La grande force du Chandelier d’or réside dans cet habile mélange des civilisations et des époques qu’il nous donne à vivre : la Rome antique, Constantinople, les Croisades, les Vikings, la seconde guerre mondiale et la Shoah ou l’Ahnenerbe, les Mayas, le Vatican… Relier tous ces lieux, tous ces peuples, toutes ces époques entre elles grâce à un seul thème est un tour de force réussi par l’auteur et sans que cela ne semble trop improbable malgré la chance inouï qui accompagnent nos héros durant leur périple.

Moins axé jargon technique et technologie sous-marine que son premier roman, Le chandelier d’or propose tout de même ses passages d’archéologie sous-marine, spécialité de son auteur rappelons-le. L’un des passages les plus longs de ce volume se déroule dans un iceberg, à l’intérieur duquel nos héros vont « plonger » afin d’étudier un drakkar viking congeler depuis près de 1000 ans… Un passage parfois un peu confus, désorientant, mais qui finalement permet de parfaitement ressentir ce que Jack et Costas vivent sur le moment. On notera un autre passage dans des souterrains dans la même veine plus loin dans le récit. Nos héros semblent être chanceux dans tout ce qu’il font et la claustrophobie de Jack ne semble pas être un handicap aussi insurmontable qu’il pourrait l’être.

Faisons maintenant un petit focus sur les personnages. Si nous en connaissons déjà certains rencontrés dans Atlantis (Jack, Costas, Hiebermeyer, Ben), deux nouveaux venus dont j’ai parlé plus haut se joignent à l’équipe de Jack Howard : le docteur Maria de Montijo et Jérémy Haverstock, son assistant spécialiste des langues germaniques anciennes. Le second se révélera particulièrement utile pour le déchiffrage des textes trouvés sur les différents artefacts, la première ayant une importance cruciale dans le déroulement de l’histoire et les liens avec les « méchants » du récit. Car, bien évidemment, comme pour Atlantis, les aventures de Jack et ses amis ne pouvaient se passer de méchants, avides de richesses et de pouvoir. Ici, une société secrète descendante du félag viking mélangée au nazisme fait office d’adversaire coriace. Là encore, certaines coïncidences troublantes apparaissent mais elles permettent d’ajouter quelques éléments à l’origine de rebondissements donnant du rythme au récit.

Plus rythmé, moins « technique » qu’Atlantis, plus vaste dans ses thèmes et civilisations abordées, Le chandelier d’or est un excellent second roman qui montre que David Gibbins en a encore sous le pied et qui laisse espérer d’autres oeuvres encore meilleures. La prochaine sur la liste est parfois considérée par certains comme son meilleur roman à ce jour : Le dernier Evangile. Un titre qui intrigue et met l’eau à la bouche en tout cas. Et que je vais m’empresser de débuter une fois cet article fini.

Publicités

2 réflexions sur “Le chandelier d’or – David Gibbins

  1. miawka dit :

    J’ai adoré le passage du Drakkar, sans doute mon préféré ! 🙂

    • sweetmadonna dit :

      Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’on se retrouve dans le même état que nos héros : désorientés, perdus, troublés, complètement dans le flou. On sait qu’ils vont s’en sortir, mais on n’arrive pas à savoir comment. Et, surtout, on ne sait pas ce qui se passe ! Un moment bien sympa. 🙂

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :