Les enfants du capitaine Grant – Jules Verne

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10 octobre 2013 par sweetmadonna

Il m’en aura fallu du temps pour venir à bout de ce nouveau roman de Jules Verne. 900 pages et quelques qui, de nouveau, vont nous faire voyager à travers le monde. Je vous arrête tout de suite : ce n’est pas la qualité de l’oeuvre qui m’a fait mettre autant de temps mais plus un concours de circonstances entre un déménagement, un nouveau boulot et tout ce qui va avec. Et puis bon, 900 pages tout de même ! D’abord publié en 3 parties, Les enfants du capitaine Grant est un roman faisant bien évidemment parti de la partie « réaliste » des récits de Jules Verne.

Les enfants du capitaine Grant commence d’une manière très simple : une bouteille à la mer contenant un message est repêchée par un bateau appartenant à Lord Glenarvan, un noble écossais. Ce message est en fait triple : l’un d’entre eux est écrit en français, le second en anglais et le dernier en allemand. Ayant souffert lors de leur séjour dans l’océan, seules quelques bribes peuvent en être déchiffrées, laissant apparaître que le capitaine Harry Grant, marin réputé du royaume d’Ecosse, s’est échoué avec son équipage sur le 37ème parallèle sud. Mis au courant de cette découverte, les enfants du capitaine, Mary et le jeune Robert, sont accueillis dans la demeure du lord. Voyant la détresse des deux enfants, désormais orphelins, l’épouse de Lord Glenervan, Lady Helena, convint son mari de mettre en oeuvre une expédition pour partir à la recherche du disparu. Nos héros prennent donc place sur le bateau du lord, le Duncan, qui les mènera dans les mers du sud pour des aventures mouvementées.

 

Lady Helena, Mary et Robert Grant

 

Voilà donc le prétexte utilisé par Jules Verne pour nous emmener naviguer sur les mers de l’hémisphère austral. Prenant soin de rendre le message dans la bouteille sujet à diverses interprétations, Jules Verne réussit à rendre le périple de plusieurs mois de nos héros parfaitement logique et certains retournements de situation sont plutôt bien trouvés, même si on peut les trouver un peu tirés par les cheveux en étant tatillon. Parler des endroits que nous allons découvrir en divulguerait trop sur l’intrigue. Nous nous contenterons donc de dire qu’une fois encore, Jules Verne fait preuve d’une grande documentation, pointilleuse et intelligente, nous permettant de faire connaissance avec la géographie, l’histoire et la culture des différentes nations traversées. Tout ceci sans oublier des aspects un peu moins glorieux de l’époque, comme le colonialisme à outrance, l’homme recherché ayant pour but de trouver une terre pouvant abriter la « nouvelle-Ecosse » et certains épisodes sombres du colonialisme n’étant pas passé sous silence.

 

Robert Grant en mauvaise posture…

 

Si Mary et lady Helena sont présentes dans le roman, leur rôle est tout aussi limité que l’était celui de leurs prédécesseurs. Elles ont malgré tout une importance dans certains passages, Lord Glenarvan tentant de protéger au mieux son épouse et Mary faisant succomber l’un des autres personnages. Mais difficile de considérer les rôles féminin des Enfants du capitaine Grant comme importants. Jules Verne reste donc dans ses habitudes et nous propose ainsi LE personnage indispensable à toutes ses oeuvres, celui qui va permettre au lecteur d’en apprendre plus sur un peu tout : l’homme à la culture en apparence infinie, le puits de science intarissable, est ici un géographe français, Jacques Paganel, auquel l’adjectif étourdi va à ravir, puisque c’est notamment suite à l’une de ses nombreuses inattentions qu’il se retrouve à bord du Duncan.

 

On retrouve donc dans ce roman les ingrédients habituels chers à Jules Verne : des voyages, des informations sur l’histoire, la géographie, la culture des contrées visitées, un état des lieux des connaissances de son époque, effectué avec minutie et rigueur. Et, bien sûr, une fin en forme de happy-end qui  pourrait ne pas satisfaire tout le monde mais qui était attendue depuis les premières pages. Une nouvelle bonne lecture, pour peu que le style de l’auteur, très répétitif d’oeuvre en oeuvre, ne lasse ou laisse froid. Dans le cas contraire, on se plaira à imaginer ce que peut bien donner la prochaine lecture au programme, à savoir le célébrissime « Vingt mille lieues sous les mers« .

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